Au milieu d’un environnement préservé, notre troupeau de Vaches Nantaises s’épanouit sereinement. Les prairies humides autour de Nantes sont faites pour elles (et réciproquement) !


Une race rustique, locale, à sauvegarder
Cousine de la race Maraîchine (plutôt vendéenne) et, en remontant un peu plus loin, descendante de la “branche fauve du rameau brun”, la vache nantaise était très prisée jusqu’à la deuxième guerre mondiale (170 000 bêtes en 1946).
Mais avec le développement de l’agriculture intensive, les effectifs ont fondu pour n’être plus que d’une cinquantaine de vaches en 1985. Le maintien de la race n’a alors tenu qu’à la bonne volonté de quelques éleveurs.
Aujourd’hui la race vache nantaise est reconnue, tout comme d’autres races à faibles effectifs, comme un patrimoine à sauvegarder. Son adaptation et sa rusticité sont particulièrement intéressantes pour l’avenir.
La vache nantaise est tout à fait à l’aise avec la vie dans nos prairies humides. Facilement reconnaissable à ses yeux de biche, cernés de noir et auréolés de blanc, la vache nantaise va trouver dans nos prairies herbagères tout ce qu’il lui faut pour son développement.
Autonomie
Nos vaches nantaises sont autonomes (et nous permettent de l’être) à plus d’un titre !
En terme d’alimentation, elles ne sont pas difficiles : elles se satisfont très bien de l’herbe des marais (qui a de grandes qualités, mais peut aussi parfois être un peu sèche ou peu nutritive). Elles ne rechignent pas non plus à boire dans les douves. Et elles peuvent avoir les pattes dans la terre humide sans développer de maladie au niveau des sabots.
« En moyenne, la vache marche et broute un tiers du temps, rumine dans un état de somnolence un autre tiers du temps et se repose le dernier tiers, ventre au sol, pattes antérieures repliées »
Wikipedia
En plus de ça – et ça n’est pas la moindre des choses – elles vêlent très bien toutes seules. Elles n’ont pas été sur-sélectionnées pour la production de viande et leurs fessiers de taille raisonnable, tant pour les mères que pour les bébés, font que les naissances se passent globalement très bien.
Enfin, avec leurs belles cornes, elles savent se faire respecter. Entre elles, les questions de hiérarchie sont importantes et les coups de cornes sont une part importante de leur communication (même si cela n’est pas toujours agréable à voir pour nous). Avec d’autres animaux (sangliers, chiens, loups…), elles sont en mesure de se défendre si besoin. Et malgré tout, elles sont avec nous assez dociles.
Nous les côtoyons au quotidien, prenons soin d’elles, les guidons d’une parcelle à l’autre, les soignons… Petit à petit, un lien se crée, dans le respect de leur autonomie et de la nôtre.




